Babayagagogo

 

Par ses airs inoffensifs de conte musical pour petites oreilles avides de gourmandises sonores, cette parabole africaine surprend les enfants autant que les adultes récalcitrants au “goût des autres”.

 

NOTES D’intention

un conte sur l’identité

 En effet tissant au fil de la narration une fragile passerelle entre les tréfonds de l’âme qui ne se voient guère et le derme ostensible de l’apparence, ce conte interroge nos perceptions personnelles et collectives de l’identité. Sa morale universelle résonne comme une prière au mieux “vivre ensemble “ et permet  quelque soit l’âge et l’origine, de saisir en toute simplicité, l’essentielle de cette valeur fondatrice du triptyque nationale inscrite en lettre d’or sur les frontons de nos institutions: FRATERNITÉ.

 C’est au reste l’histoire d’une petite tortue échouée sur le rebord d’un vaste monde divisé en deux: Celui de la mer, de ceux qui n’ont pas de pattes mais à la place des nageoires et, celui de la terre, de ceux qui n’ont pas d’écailles mais à la place des poils. Exclue, expulsée de ces territoires superficiels, elle trouvera sur les hauteurs transcendantes de l’amour au bout d’une quête intérieure, l’inaliénable profondeur de sa valeur.

NOTES D’intention

La forme

Babayagagogo est un conte musical qui emprunte sa forme au théâtre burlesque avec ceci de singulier, qu’il laisse une grande part à la performance graphique gestuelle. Si le conteur tient le fil principal de la narration, c’est pour laisser à la plasticienne le soin d’organiser et de rythmer le jeu des autres interprètes autour de ses manipulations rétro-projetées. Elle complète ainsi la narration parlée grâce au silence bavard de ses doigts qui dansent avec la matière et la lumière pour donner autrement vie corps et voix à la poussière. C’est un choix assumé de proposer une scénographie elliptique, qui rappelle le geste salvateur de Celui qui un jour, dessina dans le sable un rien de chose qui confondit les prétendus gardiens de la “bonne morale” contre la femme damnée. 

comédiens

techniciens

minutes

jauge

NOTES D’INTENTION

Les personnages

DAME CIGALE

Boule d’émoi ailée, c’est la candide de la bande. Ne s’exprimant quasiment toujours qu’en chantant, elle est à elle toute seule le chœur du théâtre antique. Démultiplicateur d’émotion, catalyseur lacrymal incomparé, elle stabilote la moindre inclination dramatique, le plus insignifiant soupçon tragique, pour l’extrapoler au paroxysme du ressenti. Néanmoins c’est avec une sempiternelle gravité et sincérité que se dessinent sur son visage les sentiments qui la rendent touchante et attachante.

Maître Corbeau

Affabulateur patenté, incorrigible fabuliste, Maître Corbeau est le garant de l’histoire. C’est lui le grand témoin de l’ultime fourberie originelle d’un canidé à la faconde de velour, qui fit surgir de l’impétuosité de Jean de la Fontaine toutes les identités bestiales qui se discutaillent aujourd’hui dans le jardin de la jungle.
Bec en l’air, plumes au vent, suspendu au sommet de cette branche, promontoire de ses glorioles désuètes et dernier rempart contre l’oubli. C’est ici, là, au sommet du monde, qu’il veut demeurer pour délivrer généreux dit-il, le précieux de sa parole. Cet arbre aux fruits de vie, il ne daigne le quitter que pour mieux l’investir d’en bas sous les lumières sucrées qui régénèrent son esprit et recolorent sa mémoire jaunie par l’usure du temps.

Dame Souris

« Souricette » insignifiante à prime abord, elle se révèlera au cours des péripéties et de l’évolution du drame, mystique et divine.  Ce sont ses doigts qui créent du dedans de l’inerte sablonneux un foisonnement sans comparable débordant de vie. Elle est l’Artiste suprême aux traits enfantins. Elle se meut avec grâce et mystère. Les éclaboussures de couleurs sur son pelage de lumière indiquent cette vie surgissant de ses doigts comme la renaissance du printemps. Elle est la consolatrice qui répare les âmes abîmées par l’égo, la faconde exquise du silence dans la main du Faiseur de toutes choses.

 

Les villageois sans joies (Sire Ours, sire Loup et Dame Chat)

Quand soudain pour on ne sait quelle revendication intéressée ils s’individualisent, le charme se défait et cela se matérialise presque toujours par des antagonismes francs à corrélés aux projections égocentrées de leur petite personne:  Dame chat obnubilée par la souris qu’elle veut manger; Sire Ours accaparé par la plus grande part de fromage qu’il croit mériter en raison de sa taille; Sire Loup, louvoyant entre les deux se donnant en spectacle affligeant de pitié quand pour se venger du Petit Chaperon rouge, des trois petits cochons et des autres personnages des fables, se rêve spécialiste de la terreur, faisant peur au nourrisson comme aux parents aguerris, mais effrayant à peine une mouche.

 

SIRE LOUP

A venir…

DAME CHAT

A venir…

 

SIRE OURS

A venir…

Pourquoi au Gabon, on ne dit pas être sage comme une image, mais sage comme une tortue ? La sagesse n’y est pas aussi plate et lisse q’une image d’Epinal, mais plutôt aussi râpeuse et bosselée que BABAYAGAGOGO la petite tortue. Reine de la terre et de la mer, grande conseillère des utopistes et des opprimés, grande salvatrice des projets pacifiques contre les caprices du vent. Cette petite tortue est riche d’autant d’aventures que de leçons de sagesse à accueillir en fantaisie, en poésie, pour grandir et rester petit.

Chyc Polhit

conteur

Témoignages et soutiens

Ils ont aimé

Médiathèque à l’heure africaine palliatifs

VIGNEULLES-LÈS-HATTONCHÂTELLE

Durant plusieurs semaines, dans les locaux de la médiathèque intercommunale du Pays de Vigneulles, s’est tenue une exposition ayant pour thème le continent africain. Dans la continuité de cette exposition, Chyc Polhit, poète et conteur d’origine gabonaise mais qui réside en Meurthe-et-Moselle, est venu présenter un spectacle au cours duquel il a raconté la merveilleuse histoire d’une petite tortue.

Chyc Polhit qui a pour habitude d’exercer son talent auprès des jeunes et des personnes en situation de handicap reprend dans ses spectacles les contes africains qui ont bercé son enfance pour susciter la réflexion auprès de son public. Dans la salle archi-comble, il y avait bien entendu de nombreux enfants, mais qui aurait pu penser que l’affiche attirerait aussi d’autres spectateurs un peu moins jeunes, notamment celles et ceux qui fréquentent régulièrement la médiathèque.

Durant plus d’une heure, Chyc Polhit, pour qui les mots sont des offrandes lancées au cœur de ses interlocuteurs, a captivé son public avec sa voix et ses mimiques désopilantes.

 

Retour vers les rêves d’enfants

PAGNY-SUR-MOSELLE

Cette rencontre avec le public s’est faite à l’initiative de la mairie et par l’intermédiaire de la bibliothécaire Anne-Sophie Cantamaglia. Le conteur a fait voyager les spectateurs à travers leurs rêves d’enfants. Chyc Polhit est défini par Anne-Cantamaglia comme un magicien. À travers son humour et sa gestuel, il a rapidement tenu les spectateurs en haleine, les entraînant dans un spectacle drôle et plein de couleurs. Celui des aventures de la petite tortue Bayagagogo. Il est convaincu que les contes peuvent amener les gens, de tous âges et de toutes origines, au bonheur des choses simples. Ce conteur apprécie tout particulièrement partager sa passion avec le public.

Le conte de la tortue

MESSEIN

Chyc Pohlit était l’invité de l’association « Loisi’Lire » pour raconter aux enfants accompagnés d’adultes le conte de la tortue « Babayagogo » à qui il est arrivé bien des aventures.C’est devant un public de jeunes venus en nombre et d’adultes très concernés par ce spectacle d’une durée d’une quarantaine de minutes, que le conteur africain a su enthousiasmer les enfants en les faisant participer activement aux aventures de la tortue, un accompagnement haut en couleur et très bruyant. Les enfants n’en demandaient pas tant.Malgré une fin tragique de cette tortue, confrontée à une baleine, mais aidée par un éléphant, les enfants en voulaient encore.Un après-midi très divertissant, que tous ont apprécié. Les bénévoles de l’association semblaient satisfaits devant une assistance fournie, la qualité du conteur et surtout la bonne participation des jeunes au cours du spectacle.
Source: http://www.estrepublicain.fr/loisirs/2011/11/09/le-conte-de-la-tortue

Est républicain

ESSEY-LES-NANCY | 14/12/2012

Chyc Polhit n’a pas son pareil pour raconter des histoires. Mais bien avant de commencer son spectacle, il s’agit pour le conteur, aux origines africaines, de planter le décor. Comprendre installer un paravent aux couleurs bigarrées comme fond et s’entourer d’un arsenal d’instruments de musique avec les incontournables percussions comme le veut la coutume !

En face de Chyc Polhit, les enfants, confortablement installés dans la grande salle de la Maison des associations, attendent avec impatience les trois coups…

Pour la jeunesse asséienne, la lecture contée est le rendez-vous mensuel à ne pas manquer avec papa ou maman et même sans ni l’un, ni l’autre, pour les marmots qui fréquentent le centre de loisirs.

En ce deuxième mercredi de décembre, le très jeune auditoire a eu droit à une belle histoire amusante intitulée « Noël sous les bananiers ».

Avec sa gestuelle et ses bonnes paroles, Chyc Polhit a bien fait rire la salle qui n’a pas manqué d’applaudir cette prestation enchanteresse. Nul doute que les enfants ont aimé son côté Chyc !

 

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